L'installation en toiture se fait en surimposition (panneaux posés au-dessus des tuiles) ou en intégration au bâti (panneaux qui remplacent les tuiles). La surimposition domine le marché résidentiel : elle coûte moins cher, préserve l'étanchéité existante et offre une meilleure ventilation des panneaux, ce qui améliore leur rendement de 3 à 5 %.
Les étapes de l'installation
L'installateur commence par la visite technique : mesure de la toiture, vérification de la charpente, repérage des ombres et choix de l'emplacement de l'onduleur. Le jour de la pose, l'équipe fixe les crochets d'ancrage sur les chevrons, installe les rails en aluminium, clipse les panneaux et raccorde le câblage DC. La pose de 15 panneaux prend une journée complète pour deux techniciens.
Surimposition ou intégration ?
La surimposition laisse un espace de 10 à 15 cm entre les panneaux et la toiture, assurant la ventilation naturelle. L'intégration au bâti donne un rendu esthétique plus soigné mais coûte 10 à 20 % de plus et augmente la température des cellules (perte de rendement de 5 à 8 %). Elle était obligatoire pour bénéficier du tarif de rachat majoré, supprimé depuis 2023.
- Surimposition 6 kWc : 10 000 à 15 000 euros
- Intégration au bâti 6 kWc : 12 000 à 18 000 euros
- Durée de pose : 1 à 2 jours
- Poids sur toiture : 15 à 20 kg/m²
Le raccordement électrique comprend le passage du câble DC depuis les panneaux jusqu'à l'onduleur (souvent installé au garage ou au grenier), puis la liaison AC entre l'onduleur et le tableau électrique. Un coffret de protection DC et un disjoncteur dédié complètent l'installation. L'ensemble doit respecter la norme NF C 15-100 et le guide UTE C 15-712-1.

