La batterie de stockage solaire conserve l'électricité produite en journée pour la restituer le soir et la nuit. Elle augmente le taux d'autoconsommation de 30-40 % à 60-80 %. Le coût reste élevé (4 000 à 10 000 euros pour 5 à 10 kWh), ce qui allonge le retour sur investissement de 4 à 6 ans par rapport à une installation sans stockage.
Capacité utile et dimensionnement
La capacité annoncée diffère de la capacité utile. Une batterie lithium de 10 kWh offre 8 à 9,5 kWh utilisables (profondeur de décharge de 80 à 95 %). Pour un foyer consommant 8 kWh entre 18 h et 8 h, une batterie de 10 kWh couvre une nuit complète. Surdimensionner le stockage n'améliore pas la rentabilité : la batterie reste partiellement chargée en hiver.
Comparatif des technologies
Le lithium fer phosphate (LiFePO4) domine le marché résidentiel grâce à sa sécurité et sa longévité. Les batteries NMC (nickel-manganèse-cobalt) offrent une densité énergétique supérieure mais chauffent davantage. Les systèmes au plomb-gel restent économiques mais occupent quatre fois plus de volume pour la même capacité.
- LiFePO4 10 kWh : 4 000 à 7 000 euros, 5 000 cycles
- NMC 10 kWh : 3 500 à 6 000 euros, 3 000 cycles
- Plomb-gel 10 kWh : 1 500 à 3 000 euros, 800 cycles
- Garantie moyenne : 10 ans ou 6 000 cycles
La rentabilité dépend de l'écart entre le tarif d'achat de l'électricité (0,25 euro/kWh) et le tarif de revente du surplus (0,13 euro/kWh). Chaque kWh stocké et consommé le soir évite un achat à 0,25 euro, contre 0,13 euro s'il avait été revendu. Le gain net par kWh stocké atteint 0,12 euro. Pour une batterie de 5 kWh cyclée 300 jours par an : 0,12 × 5 × 300 = 180 euros/an d'économie supplémentaire.

