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Panneaux solaires et impôts : ce qui a remplacé l'ancien crédit d'impôt

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Panneaux solaires et impôts : ce qui a remplacé l'ancien crédit d'impôt

Aucun crédit d'impôt panneaux solaires ne s'applique en 2026 : le photovoltaïque en est sorti en 2014, le thermique avec le CITE fin 2020. L'aide à l'installation solaire passe par le taux de TVA réduit, l'obligation d'achat, l'exonération d'impôt sous 3 kWc et MaPrimeRénov' pour les travaux d'eau chaude.

Photovoltaïque (électricité)
Aucun crédit d'impôt pour un panneau solaire photovoltaïque, plus de prime à l'autoconsommation pour un projet déposé depuis le 5 juin 2026 ; restent la TVA à 5,5 % jusqu'à 9 kWc sous conditions, le contrat d'achat du surplus sur 20 ans et l'exonération d'impôt sur le revenu jusqu'à 3 kWc.
Solaire thermique (eau chaude, chauffage)
Pour un panneau solaire thermique, MaPrimeRénov' a remplacé le CITE, avec la prime énergie (CEE) et l'éco-prêt à taux zéro : une aide aux travaux de rénovation, avec un installateur RGE.

Le crédit d'impôt pour panneaux solaires existe-t-il encore ?

Non. Aucun dispositif fiscal en vigueur ne permet de déduire de son impôt une partie du coût d'une installation de panneaux solaires, qu'ils produisent de l'électricité ou de l'eau chaude. Les sites qui parlent encore d'un « crédit d'impôt solaire » décrivent un mécanisme disparu, ou confondent avec les aides qui l'ont remplacé. La question revient pourtant chaque année au moment de la déclaration de revenus, parce que le crédit d'impôt a longtemps été la porte d'entrée des particuliers vers l'énergie solaire.

Pour comprendre ce qui s'applique aujourd'hui, il faut distinguer deux familles de panneaux : le panneau photovoltaïque, qui transforme la lumière en électricité, et le panneau solaire thermique, qui chauffe un fluide pour produire de l'eau chaude sanitaire ou alimenter le chauffage. Les deux n'ont jamais suivi le même calendrier fiscal, et ils ne relèvent pas aujourd'hui des mêmes aides.

Photovoltaïque : sorti du crédit d'impôt dès 2014

Le crédit d'impôt développement durable (CIDD) a financé des panneaux photovoltaïques pendant plusieurs années, à un taux qui a baissé au fil des lois de finances. La loi de finances pour 2014 a retiré les équipements de production d'électricité solaire de la liste des dépenses éligibles. Depuis, la production photovoltaïque n'a plus jamais été aidée par l'impôt : l'État a choisi de la soutenir par le tarif d'achat de l'électricité injectée sur le réseau public, puis par une prime versée avec ce contrat, aujourd'hui supprimée pour les nouveaux projets.

Ce choix s'explique par la nature de l'investissement : une installation photovoltaïque produit un revenu (l'électricité revendue) ou une économie mesurable sur la facture, alors qu'un crédit d'impôt vise d'abord la rénovation énergétique du logement, c'est-à-dire la baisse de la consommation de chauffage. Même un petit équipement, comme un kit solaire en autoconsommation posé soi-même, n'a jamais ouvert droit à une déduction : chaque panneau branché sur une prise produit une économie, pas un avantage fiscal.

Le panneau photovoltaïque a donc changé de statut en quelques années : d'un équipement aidé par l'impôt, il est devenu un investissement que l'on juge sur son coût, sa production et la part d'autoconsommation. Un panneau de bonne qualité, bien orienté, produit pendant plus de vingt-cinq ans ; la question n'est plus de savoir combien l'État rembourse, mais combien de kWh le foyer cessera d'acheter.

Solaire thermique : le CITE jusqu'à fin 2020

Le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) a pris le relais du CIDD en septembre 2014. Il ne couvrait plus le photovoltaïque, mais il finançait le chauffe-eau solaire individuel, le système solaire combiné (eau chaude et chauffage) et certains capteurs hybrides. Le CITE a été progressivement fermé, puis supprimé pour les dépenses engagées après le 31 décembre 2020. MaPrimeRénov', une prime versée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah) après les travaux, l'a remplacé : l'aide n'attend plus la déclaration de revenus de l'année suivante, et son montant dépend des ressources du foyer.

Panneau photovoltaïque ou thermique : deux régimes d'aide différents

Le premier réflexe, avant de chercher une aide, est donc de savoir quel type de panneau vous installez. Un même toit peut accueillir les deux, et un panneau hybride (dit PVT) produit à la fois de l'électricité et de la chaleur : dans ce cas, chaque partie de l'équipement est examinée selon les règles de sa famille, et l'installateur doit préciser sur le devis à quel dispositif il le rattache.

Point comparéPanneau photovoltaïquePanneau solaire thermique
Ce qu'il produitDe l'électricité, consommée sur place ou revendueDe la chaleur pour l'eau chaude sanitaire et parfois le chauffage
Crédit d'impôtSupprimé depuis 2014CITE supprimé fin 2020
Aide qui le remplaceObligation d'achat du surplus, TVA réduiteMaPrimeRénov', primes CEE, éco-PTZ
Condition de ressourcesAucuneMontant variable selon le revenu fiscal
Professionnel RGEExigé pour le contrat d'achat et la TVA réduiteExigé pour toutes les aides publiques

Cette séparation explique la plupart des erreurs lues dans les devis commerciaux : une entreprise qui promet « MaPrimeRénov' sur vos panneaux photovoltaïques » se trompe ou trompe son client, puisque l'Anah ne finance pas la production d'électricité. À l'inverse, un chauffe-eau solaire n'ouvre droit à aucun contrat de revente.

TVA à 5,5 % : ce qui change depuis le 1er octobre 2025

La baisse de TVA est aujourd'hui l'avantage fiscal le plus direct pour un particulier qui installe des panneaux photovoltaïques. Depuis le 1er octobre 2025, la fourniture et la pose d'une installation photovoltaïque d'une puissance inférieure ou égale à 9 kWc, sur un logement, bénéficient du taux réduit de 5,5 %, au lieu de l'ancien taux de 10 % qui ne visait que les installations jusqu'à 3 kWc. La règle est annoncée par Service-Public.gouv.fr (actualité A18205) et précisée par un décret d'octobre 2025.

Le taux réduit n'est pas automatique : il s'applique si l'équipement respecte des critères techniques et environnementaux. Service-Public cite trois exigences principales :

  • une empreinte carbone des panneaux inférieure à 530 kg d'équivalent CO2 par kWc ;
  • une teneur limitée en métaux lourds, notamment en plomb ;
  • la présence d'un système de gestion de l'énergie qui pilote la consommation de la production.

À défaut, la TVA repasse au taux intermédiaire ou au taux normal selon le type de travaux et l'âge du logement. Le taux figure sur le devis et sur la facture : c'est l'entreprise qui l'applique, le particulier n'a aucune démarche à faire auprès de l'administration fiscale, mais il signe en général une attestation sur l'usage du logement. Pour une installation de puissance moyenne, cet écart de taux pèse davantage que l'ancienne prime, ce qui en fait un point à vérifier ligne par ligne au moment de comparer plusieurs devis.

La TVA réduite concerne l'achat et la pose. Elle ne remplace ni un crédit d'impôt ni une subvention : elle baisse le prix payé le jour de la facture, sans versement ultérieur.

Prime à l'autoconsommation : fermée aux projets déposés depuis juin 2026

Pendant plusieurs années, la prime à l'autoconsommation a joué le rôle d'aide à l'investissement pour le photovoltaïque. Elle était réservée aux installations de 100 kWc au plus en autoconsommation avec vente du surplus, versée sans condition de ressources après le raccordement, avec le contrat d'achat. Son montant par kWc était revu chaque trimestre par la Commission de régulation de l'énergie, et il a fortement baissé au printemps 2025, en même temps que le tarif d'achat du surplus.

Un arrêté du 1er juin 2026 a supprimé cette prime pour les demandes de raccordement déposées à partir du 5 juin 2026. Les installations dont la demande est antérieure gardent la prime prévue par leur contrat. Pour un projet de 2026, il ne faut donc plus compter sur ce versement : un devis qui inclut encore une « prime EDF » dans le plan de financement doit être corrigé, ou justifié par la date de la demande de raccordement.

Cette suppression change le calcul de rentabilité d'une installation solaire. L'intérêt de l'autoconsommation repose désormais presque entièrement sur l'électricité consommée sur place, qui évite l'achat au fournisseur, et beaucoup moins sur la revente. Une batterie, un ballon d'eau chaude piloté ou une recharge de véhicule en journée augmentent la part autoconsommée ; ces choix comptent plus qu'une aide qui n'existe plus.

Obligation d'achat : vendre le surplus de sa production

L'obligation d'achat est le mécanisme public qui oblige EDF Obligation d'Achat (EDF OA), ou une entreprise locale de distribution, à acheter l'électricité injectée sur le réseau par une petite installation photovoltaïque. Le contrat dure 20 ans à compter de la mise en service, et le tarif appliqué est celui en vigueur à la date de la demande de raccordement : il ne se négocie pas. Deux formules existent, la vente du surplus (le foyer consomme d'abord sa production) et la vente totale, devenue rare pour les particuliers.

Le tarif du surplus a été divisé à plusieurs reprises depuis 2025, au point que la revente devient un complément et non plus la raison de l'investissement. Les démarches, le calcul et le contenu du contrat de revente du surplus avec EDF OA sont détaillés à part ; ce qui importe ici, c'est la conséquence fiscale de ces recettes, traitée plus bas.

Pour signer le contrat d'achat, l'installation doit être posée par un professionnel RGE (qualification QualiPV ou équivalente), raccordée au réseau public par le gestionnaire (Enedis le plus souvent) et assurée en responsabilité civile. Le producteur paie aussi une part du tarif d'utilisation du réseau public d'électricité (TURPE) prévue pour les producteurs.

Faut-il déclarer ses panneaux solaires aux impôts ?

Tout dépend de la puissance et de la vente. L'électricité que vous consommez vous-même n'est pas un revenu : elle n'a pas à être déclarée. Ce qui se déclare, ce sont les recettes de la vente d'électricité, c'est-à-dire ce que verse EDF OA pour le surplus ou la vente totale.

L'exonération jusqu'à 3 kWc

Les revenus de la vente d'électricité photovoltaïque sont exonérés d'impôt sur le revenu si trois conditions sont réunies, selon Service-Public (fiche F36490) et la doctrine fiscale publiée au Bofip (BOI-BIC-CHAMP-80-30) :

  • la puissance de l'installation est inférieure ou égale à 3 kWc ;
  • l'équipement est raccordé au réseau public en deux points au plus ;
  • l'électricité produite n'est pas utilisée pour une activité professionnelle.

L'exonération vaut pour une personne physique qui exerce directement cette activité, quelle que soit la formule de vente (surplus ou totalité). L'administration peut demander de justifier la puissance par la facture, une attestation du fabricant ou le contrat d'achat : gardez ces documents pendant toute la durée du contrat.

Au-delà de 3 kWc

Si l'une des trois conditions manque, les recettes entrent dans l'impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), à reporter sur la déclaration annuelle. Pour la plupart des particuliers, le régime micro applique un abattement forfaitaire pour frais avant imposition, et les prélèvements sociaux s'ajoutent. Avec un tarif de surplus désormais bas, les montants en jeu restent modestes, mais l'obligation de déclarer demeure : c'est un point que beaucoup découvrent après la première année de production.

Les aides au solaire thermique qui ont remplacé le CITE

Pour un chauffe-eau solaire individuel ou un système solaire combiné, la logique d'aide est celle de la rénovation énergétique du logement. Trois dispositifs peuvent se combiner, sous conditions.

MaPrimeRénov'

MaPrimeRénov' est versée par l'Anah après les travaux, sur un dossier déposé avant leur début, pour une résidence principale. Son montant dépend de la catégorie de revenus du foyer (très modestes, modestes, intermédiaires) et du parcours choisi. En 2026, la fiche F35083 de Service-Public distingue le parcours « par geste », dont le barème du chauffe-eau solaire n'est publié que pour les départements d'outre-mer, et la « rénovation d'ampleur », dans laquelle un équipement solaire thermique peut compléter un bouquet de travaux qui comprend l'isolation de l'enveloppe et un audit énergétique avant et après. En métropole, le solaire thermique se finance donc surtout dans un projet global de rénovation : un point à vérifier avec un conseiller France Rénov' avant de signer.

Primes énergie (CEE)

Les certificats d'économies d'énergie obligent les fournisseurs d'énergie à financer des travaux qui réduisent la consommation. Le chauffe-eau solaire et le système solaire combiné font partie des opérations standardisées : la prime est versée par un fournisseur ou un délégataire, sans plafond de ressources pour la plupart des foyers, avec un montant plus élevé pour les ménages modestes. Le coup de pouce et le montant varient selon le fournisseur : une simulation auprès de plusieurs d'entre eux avant de signer reste le meilleur moyen de comparer. Attention : une rénovation d'ampleur MaPrimeRénov' n'est pas cumulable avec une prime CEE pour les mêmes travaux.

Éco-prêt à taux zéro et aides locales

L'éco-PTZ permet de financer sans intérêts des travaux de rénovation énergétique, dont l'installation d'un équipement de chauffage ou d'eau chaude utilisant l'énergie solaire, dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Il est accordé par une banque partenaire, sans condition de ressources. Certaines régions, départements ou communes ajoutent une aide locale, souvent réservée au thermique : l'information se trouve auprès de l'espace conseil France Rénov' du territoire, qui connaît les dispositifs en cours.

Quelles taxes sur l'installation de panneaux solaires ?

Ne plus avoir de crédit d'impôt ne veut pas dire qu'aucune taxe ne concerne une installation solaire. Trois points méritent d'être vérifiés avant les travaux.

  • Autorisation d'urbanisme : des panneaux posés sur une toiture existante relèvent en général d'une déclaration préalable en mairie, plus contraignante dans un secteur protégé. La procédure et le formulaire sont expliqués dans notre page sur la déclaration préalable de travaux pour panneaux solaires.
  • Taxe d'aménagement : les panneaux photovoltaïques posés au sol y sont soumis selon leur surface, alors que des panneaux intégrés ou posés sur un bâtiment existant ne créent pas de surface taxable.
  • Taxe foncière : une installation domestique posée sur la toiture d'une maison ne modifie en principe pas la valeur locative du logement ; une centrale au sol ou un bâtiment construit pour porter des panneaux relève de règles propres, à vérifier avec le service des impôts fonciers.

La TVA, enfin, reste la seule taxe sur laquelle le particulier gagne quelque chose avec une installation photovoltaïque, à condition que le matériel remplisse les critères décrits plus haut. Pour en bénéficier, l'entreprise qui vient installer le panneau doit en faire mention sur la facture : sans cette ligne, le coût repasse au taux plein.

Comment bénéficier des aides solaires sans perdre de droit

Les aides publiques ont un point commun : elles se perdent facilement par une erreur de calendrier ou de prestataire. Quelques règles évitent la plupart des refus.

  1. Choisir un professionnel RGE dans la bonne qualification (QualiPV pour le photovoltaïque, QualiSol pour le thermique), vérifiée sur l'annuaire officiel France Rénov'. Pour comparer les entreprises et repérer un installateur reconnu garant de l'environnement, la qualification ne suffit pas : demandez des références de chantier et l'assurance décennale.
  2. Déposer les dossiers avant de signer : une demande MaPrimeRénov' ou CEE faite après la signature du devis est refusée. Pour le photovoltaïque, la date de la demande de raccordement fixe le tarif d'achat applicable.
  3. Lire le devis : il doit indiquer la puissance en kWc, le taux de TVA appliqué et sa justification, la marque des panneaux et de l'onduleur, et ne pas inclure dans le financement une aide qui n'existe plus.
  4. Refuser le démarchage : depuis le 11 août 2026, tout démarchage téléphonique exige un consentement préalable. Une offre « avec crédit d'impôt » reçue par téléphone signale un vendeur qui joue sur une aide disparue.
  5. Conserver les justificatifs : facture, attestation de puissance, contrat d'achat, certificat de conformité (Consuel) servent pour l'impôt sur le revenu, l'assurance et une revente de la maison.

Les dispositifs en vigueur, installation par installation

Le tableau suivant récapitule ce qu'un particulier peut obtenir en 2026, selon le type d'installation solaire, avec la condition décisive de chaque dispositif.

DispositifPhotovoltaïqueThermiqueCondition décisive
Crédit d'impôtNonNonSupprimé (2014 et 2020)
TVA à 5,5 %Oui, jusqu'à 9 kWcOui, travaux de rénovation énergétiqueCritères carbone et logement
Prime à l'autoconsommationNon, depuis le 5 juin 2026Sans objetDate de la demande de raccordement
Obligation d'achatOui, contrat de 20 ansSans objetInstallateur RGE, raccordement
Exonération d'impôt sur le revenuOui, jusqu'à 3 kWcSans objetDeux points de raccordement au maximum
MaPrimeRénov'NonOui, surtout en rénovation d'ampleurRésidence principale, ressources
Prime énergie (CEE)NonOuiDossier avant signature du devis
Éco-PTZNonOuiLogement de plus de deux ans

Pour un foyer qui veut à la fois réduire sa facture d'électricité et celle de l'eau chaude, la combinaison la plus efficace associe souvent des panneaux photovoltaïques en autoconsommation, qui profitent de la TVA réduite, et un chauffe-eau solaire ou thermodynamique financé par les aides à la rénovation. Chaque partie suit alors sa propre procédure, avec son propre devis : la prime énergie versée pour un chauffe-eau solaire se demande avant la signature, alors que le contrat d'achat du photovoltaïque suit le raccordement.

Installer un panneau solaire sans crédit d'impôt : le calcul qui reste

Sans crédit d'impôt ni prime, l'intérêt d'installer un panneau photovoltaïque se mesure d'abord par l'économie sur la facture d'électricité. Chaque kWh produit et consommé sur place évite un kWh acheté au fournisseur, taxes et abonnement compris ; chaque kWh revendu ne rapporte que le tarif de rachat du surplus, devenu faible. Le calcul utile compare donc le coût total de l'installation (matériel, pose, raccordement, onduleur à remplacer au cours de la vie du système) à la valeur de l'électricité autoconsommée sur vingt ou vingt-cinq ans.

Trois éléments font varier ce résultat bien plus que les aides : la part d'autoconsommation, qui dépend des habitudes du ménage et des équipements pilotés en journée ; l'orientation et l'ombrage de la toiture ; la puissance choisie, qu'il vaut mieux caler sur la consommation de jour que sur la surface disponible. Une simulation sérieuse part des relevés de consommation du compteur, pas d'une moyenne nationale.

Cette nouvelle donne a un avantage : elle rend le marché plus lisible. Un vendeur qui annonce un retour sur investissement rapide grâce à une déduction ou à une aide financière disparue se trahit lui-même. À l'inverse, un devis honnête présente la production estimée, la part autoconsommée et l'économie attendue, sans promesse fiscale. Pour les foyers modestes, la nouvelle situation reste moins accessible qu'à l'époque des primes ; l'aide financière la plus efficace se trouve alors souvent du côté du thermique et de la rénovation, où MaPrimeRénov' et les primes CEE bénéficient en priorité aux ménages aux ressources limitées.

Pour un premier contact avec ces questions, l'espace conseil France Rénov' de votre territoire donne une information gratuite et indépendante sur les aides au solaire thermique, et le site du ministère de la Transition écologique publie les tarifs d'achat en vigueur. Ce guide sert de point de départ ; le devis et la date de la demande restent les seuls documents qui fixent vos droits.

Déduction fiscale, MaPrimeRénov', prime à l'autoconsommation et EDF OA

Peut-on encore déduire des panneaux solaires de ses impôts ?

Aucune déduction ni aucun crédit d'impôt n'existe pour des panneaux solaires en 2026. Le photovoltaïque a quitté le crédit d'impôt en 2014, le solaire thermique fin 2020 avec la suppression du CITE. Les aides actuelles réduisent le prix à l'achat (TVA à 5,5 %) ou sont versées après les travaux (MaPrimeRénov', primes CEE).

MaPrimeRénov' finance-t-elle les panneaux photovoltaïques ?

MaPrimeRénov' ne finance pas la production d'électricité. Elle peut financer un équipement solaire thermique, surtout dans une rénovation d'ampleur en métropole, pour une résidence principale et avec un professionnel RGE.

La prime à l'autoconsommation existe-t-elle encore ?

La prime à l'autoconsommation a été supprimée par un arrêté du 1er juin 2026 pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026. Les installations plus anciennes gardent la prime prévue par leur contrat.

Faut-il déclarer l'électricité vendue à EDF OA ?

Les recettes de vente sont exonérées d'impôt sur le revenu si l'installation fait 3 kWc au plus, est raccordée en deux points au maximum et ne sert pas une activité professionnelle. Au-delà, elles se déclarent en bénéfices industriels et commerciaux.

Quelle TVA s'applique à une installation photovoltaïque ?

Depuis le 1er octobre 2025, la TVA est de 5,5 % pour une installation de 9 kWc au plus sur un logement, si les panneaux respectent les critères d'empreinte carbone, de teneur en métaux lourds et de gestion de l'énergie. Sinon, le taux intermédiaire ou normal s'applique.

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